Vertu du copyright
pour l’artiste ET pour la marque

 

Parce que les médias sociaux, l’éphémère, accentuent ce phénomène de désertion, d’oubli des droits d’auteurs, partage sur la vertu du copyright.
Pour l’artiste ET pour la marque.
Conversation entre Julie Perin, artiste plasticienne et Béatrice Devin, éditrice de la plateforme éditoriale aime_aime_aime_

 

Préambule
Cet article n’a aucune d’ambition moralisatrice. Notre intention est une prise de conscience, une réflexion, certes un peu militante.
Le copyright [photo, texte, vidéo, multi formats] est oublié par les uns, désenchanté par les autres.
Marque personnelle [toi, moi, nous, vous…] et marques plus institutionnelles, avec créativité et partage,
[RÉ]ENGAGEZ-VOUS !

 

 

Le copyright
En voilà une drôle d’expression !
« Le copyright relève plus d’une logique économique et accorde un droit moral restreint, là où le droit d’auteur [Julie lui préfère le terme plus french! et juste pour la création artistique] assure un droit moral fort en s’appuyant sur le lien entre l’auteur et son œuvre. » dixit l’INPI *. La réforme Directive Copyright [loi européenne du droit d’auteur] – notamment sur internet – est en cours **.

S’interroger sur la notion de copyright n’est pas si simple.
Quand nous parlons d’une personne ou d’un endroit, dans la conversation, nous citons les noms des sujets, de manière très naturelle du coup.
Pourquoi pas à l’écrit ? 

Il semble juste, moral et respectueux de citer ses sources.
Ultra-connectés aux moyens de communication qui nous saturent d’images, de citations, de vidéos… du « Moi je » aussi ; la tendance n’est pourtant pas systématique !

Bref

Les artistes signent leurs œuvres pour les présenter au public, déclarent leur production aux organismes concernés [souhaitons que ce soit effectivement le cas de tous et toutes]. Les auteurs font de même ; les vidéastes, cinéastes, réalisateurs, scénaristes, producteurs… IDEM !

ALORS
Pourquoi autant de visuels circulent sur la toile sans nom ? Est-ce du à la multitude proposée ?
Est-ce le désintérêt de l’auteur ?
Est-ce que seule l’image compte ?

 

LE PARIS IRONIQUE
© Martin Parr
x Léonard de Vinci, Louvres

 

Preuve que les expositions sont faites, les films vus, les livres lus… ?
Ce « non copyright » encore plus visible l’été où chacun « se selfie » devant des œuvres, devant le monument ou la piscine classée, exposant ses vacances ici et là. Aux Rencontres d’Arles, un autoportrait et ensuite… pas de citation du nom des œuvres exposées. Comme si tout cela n’était qu’un décor à l’appui et point-barre !

Sauf peut-être pour les « grands » noms, musées, films, auteurs morts ou vivants.
Pourquoi ne pas faire de même pour les nouvelles générations d’artistes, de réalisateurs, de photographes… ?

Il est temps de revenir aux fondamentaux.
De respecter toute création qui a le mérite d’exister.

 

ODE  A L’OUBLI.
OU PAS.
© Louise Bourgeois

 

Le copyright, on aime! aime! aime!
Dans la communication, le copyright est principalement associé au logo.
Les créations sont signées si l’annonceur le souhaite. Ou pas.
La mode et la beauté commencent à s’affranchir – enfin! – des secrets collaboratifs.

Avec les photographes et autres auteurs de textes. Merci pour eux, pour nous, à vous.

La propriété intellectuelle, les droits d’auteurs, d’images, appartiennent à leurs créateurs [photographes, auteurs, agences…], qu’ils soient célèbres ou non. La reconnaissance de cette propriété est une légitimité.
Bientôt une légalité
[on milite pour].

À nos amis annonceurs, les droits appartiennent – encore et toujours – au photographe, à l’auteur et à l’agent[ce].

Le copyright est Respect, Responsabilité, Partage.
Une démarche humaine, engagée.
Une évidence.

Pourquoi s’affranchir encore de cette re-con-naissance,
de la valorisation, ensemble, de cet échange ?

 

   

Article co-signé
Julie Perin et Béatrice Devin  

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Avec la relecture engagée de
Lucie Braconnier, agent d’artistes.

#copyright #cobranding
#TogetherStronger

 

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* Définition INPI : Le droit d’auteur protège les œuvres littéraires, les créations musicales, graphiques et plastiques, mais aussi les logiciels, les créations de l’art appliqué, les créations de mode, etc. Les artistes-interprètes, les producteurs de vidéogrammes et de phonogrammes, et les entreprises de communication audiovisuelle ont également des droits voisins du droit d’auteur.
Attention : le droit d’auteur ne protège pas les idées ou les concepts.

* * Directive Copyright [loi européenne de réforme du droit d’auteur] : La réforme du droit d’auteur dans le marché du numérique fait parler d’elle pour la première fois le 14 septembre 2016. Son objectif : rafraîchir le règlement européen, quasiment inchangé depuis les années 2000, inadapté aux supports numériques ayant émergé ces 15 dernières années. L’Union Européenne vise en particulier les grosses plateformes de diffusion des GAFAM, notamment YouTube. Si la loi est adoptée, les médias sociaux verront leur responsabilité accrue vis-à-vis des contenus ceci afin d’éviter la diffusion « anarchique » d’œuvres.