JULIE PERIN
plasticienne 

 

Conversation du matin avec Julie Perin, plasticienne.
Interview, sourire et récit, pas anodin, dans son atelier parisien.
On aime! aime! aime!

 

Julie Perin
photo personnelle

 

Marions-nous . Peluches
Autant vomir des fleurs
© Julie Perin, dans son atelier parisien
dans l’objectif de Béatrice Devin

 

Entrée en Matière
Julie est de partout et de nulle part. Le dessin apparait dès la petite enfance.

Sa scolarité s’oriente naturellement vers la littérature, le théâtre, les arts plastiques et l’histoire de l’art.
À la sortie des Beaux-arts de Marseille en 2002 elle s’installe à Paris.
En perpétuel mouvement, elle traverse les espaces publics / privés.
Que raconte une ville, un lieu, une chambre, une pierre, un banc.
Toucher pour comprendre, ressentir.
Son travail touche à l’intime, au viscéral, à l’organique et l’identitaire.
Julie Perin vit et travaille à Paris.

 

Création et raison d’être
Julie [se] raconte beaucoup d’histoires.
Elle choppe au vol ce qui se joue dans le bruit du sourire... « Dans les interstices de la ligne, du point, de l’animal… ». Chaque jour elle récupère quelque que chose de son quotidien [papier de soie, rouleaux de caisse, cheveux, fleurs, cotons de démaquillant usagés, filtres à café, sachets de thé dans lesquels elle sème des petits cailloux].
Julie coud, dessine, écrit… Rebondi ! S’enclenche un pola.
Elle se définit comme l’outil de son travail.
Le quotidien l’interpelle.
Les Autres qu’elle observe / scrute dans leur présence / absence / regard / odeur / sourire / posture / force / bassesse…
Chaque petit détail de cette vie traversée que plus personne ne regarde, elle le saisit pour en donner un second souffle et « exprime quelque chose que la langue française, pourtant subtile, ne peut rendre vocable ».

 

Fragile . 2017/2019
Peluches . 2017

© Julie Perin

 

Ses inspirations
La première est quand « le jour embrasse la nuit » les yeux mi-clos.

Louise Bourgeois est sa compagne [qui l’accompagne], Claude Cahun aussi mais pas que, Virginia Woolf, Edvard Munch, Kiki Smith, Pat Andréa… Carl André, artiste de l’Arte Povera, qui travaille des matériaux bruts dans leur propre temporalité.

 

D’installation en expositions
. Même pas mal . 2009 à Paris soutenue par Marie Moignard.
. Je ne suis plus une petite fille . 2010 à Paris Galerie VivoEquidem.
. Memory . 2013 à Marseille La Ruche.
. Comme une échographie de nos basses pensées . 2015 à Marseille soutenue par Lydie Marchi.

Et 50 expositions collectives . de 2010 à 2019 Lyon, Montpellier, Paris…

 

Actualité et projet
Parce que la vie n’épargne pas, le projet Autant vomir des fleurs nait d’un texte écrit en novembre 2017.
Récolte de papier de soie, de fleurs de bouquets offerts, du rose, du noir le blanc du papier une pointe de rouge parfois.
La transparence comme une peau. L’empreinte, la trace.
Des coutures pour réunir, rassembler, reconstruire.
Des carnets qui s’empilent tels nos pores, nos rides, nos pelures.

Autant vomir des fleurs est un projet d’exposition personnelle en cours depuis 2017 car Julie n’est pas pressée.
Elle prend le temps du temps.

 

© Julie Perin

 

On aime! aime! aime!
La sensibilité pour l’Autre qui inspire Julie de par « son odeur, son sourire, ses traces ».
La délicatesse, le travail intuitif, sensoriel et si féminin, l’atmosphère qui émane de son atelier parisien.
Plus encore les fractures de la vie, sublimées par celle qui donne, avec poésie, Le second souffle!

 

© Julie Perin

 

 

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Article 
Béatrice Devin

 

 

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Vertu du copyright
Marie Ollagnon, artiste plasticienne